Les Journées Cinématographiques de Carthage ouvrent les portes des prisons!

th

 

 » Des films ainsi que des réalisateurs ( ou des acteurs), accompagnés de facilitateurs de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, s’introduiront dans ces espaces clos, surpeuplés et lugubres pour offrir à des hommes et des femmes,provisoirement privés de leur liberté,un instant de rêve  … et  l’opportunité de s’exprimer,de se révéler…et de garder confiance dans la vie. »
C’est ainsi que les organisateurs  des Journées Cinématographiques de Carthage introduisent l’une des innovations qu’apporte cette 26ème session.
En effet ,cette année les JCC font dans la décentralisation en offrant des projections – organisées en mini-sessions- au public d’une douzaine de villes réparties sur  différentes régions du pays, étendent leur champ de présence traditionnellement confiné dans le centre-ville , vont dans le campus universitaire de la Mannouba et… innovation parmi les innovations:elles se faufilent derrière les murailles de quatre prisons dont une de femmes et une autre pratiquement consacrée aux »lourdes peines ».
Cette initiative est largement bien accueillie par le public ,c’est ce qui apparaît de la consultation des réseaux publics et en écoutant différentes émissions de diverses radios.
Et l’on ne dit pas toute la vérité en affirmant que les défenseurs des droits de l’homme en sont ravis. En effet c’est là une action qui montre bien que persévérer finit toujours par être fructueux  et que la guerre sans merci qui est menée ,depuis quelques semaines surtout, contre les valeurs fondamentales peut ne pas toujours aboutir.
De leur côté les « bénéficiaires » de cette initiative en semblent bien contents
et bien partis pour la faire réussir et …perdurer.
C’est ainsi que la première projection qu’a accueillie la prison de Mahdia a enregistré une réussite double; auprès des « enfermés » eux-mêmes et auprès de l’administration.
Toutefois cette projection n’a pas rendu heureux que les seuls spectateurs et les initiateurs: le grand acteur égyptien , Khaled Abou En Naja qui s’est généreusement prêté à cette initiative en est sorti ému et convaincu que son film  » Out of Ordinary » a démontré , dès sa première projection, qu’il est « extraordinaire » et que tout un chacun porte en lui des capacités extraordinaires.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *