Mali, que dire après l’attaque de Bamako ?

134838746_14480621856271nAprès les attaques du 7 mars qui ont endeuillé la capitale malienne, Bamako, le Mali vient encore une fois de connaitre l’horreur. Une descente aux enfers pendant d’une journée.

Vendredi 20 novembre. L’hôtel Radisson Blu, sis dans un quartier d’affaires de Bamako (Hamdallaye ACI), et très prisé par les étrangers, a été la cible d’une attaque terroriste. Les assaillants, venus dans un véhicule portant une plaque diplomatique, ont attaqué l’hôtel pour prendre en otages les occupants. Il est 7 heures. L’attaque a pris fin à 16 heures avec l’intervention des forces maliennes de sécurité, appuyées par les forces spéciales françaises et américaines. Bilan : 21 morts, dont les deux assaillants. Dans l’après-midi, est venue la revendication de l’attaque par le groupe Al-Mourabitoune de Mokhtar Bel Mokhtar, qui est aussi l’artisan de l’attaque du 7 mars dernier, à La Terrasse. Dans la soirée, réuni en Conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement malien a décrété un état d’urgence de dix jours, un deuil national de trois jours à compter de ce lundi.

Le 7 mars 2015, une attaque terroriste a frappé, en plein cœur de Bamako, le bar-restaurant « La Terrasse », faisant cinq morts, dont trois Maliens, un Français et un Belge, et huit blessés, dont deux Suisses. Cet attentat à la grenade et à l’arme automatique avait été revendiqué par le même groupe djihadiste, qui a prétendu vouloir venger le prophète de l’Islam, « insulté et moqué par l’Occident mécréant », et la mort d’un de ses subordonnés, tué par l’armée française en décembre dernier, au nord du Mali. Cet attentat avait surtout révélé l’inefficacité du dispositif sécuritaire mis en place, faisant prendre conscience aux populations leurs vulnérabilités face aux attaques. Depuis, il est impossible de ne pas dire que beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement, surtout avec le déploiement des forces de l’ordre dans la capitale.

Mais avec l’attaque de ce vendredi 20 novembre, l’on se rend compte que beaucoup reste à faire. Pour le chroniqueur et éditorialiste, Adam Thiam, il est possible d’en tirer quelques enseignements.

« Le premier est que la prévention est toujours la solution la moins coûteuse en matière de lutte contre le terrorisme. Donc en amont par la qualité du renseignement – le Maroc qui oriente même la France peut nous être d’un apport décisif. Il faut également une capacité à mener des enquêtes qui portent fruit. Car on ne sait toujours pas ce qu’il est advenu du tireur de la Terrasse. », écrit-il.

Il poursuit en disant que ce que quel que soit le groupe terroriste qui revendique l’attentat, ce qu’il faut craindre aujourd’hui, c’est « la jonction entre Boko Haram et les nébuleuses sahéliennes. A cet égard des ravisseurs parlant anglais a de quoi inquiéter. »

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